Assurance auto, assurance habitation, responsabilité civile, garanties contre le vol, dégâts des eaux… Nous souscrivons des contrats pour nous protéger contre les conséquences financières des événements imprévus. Mais savons-nous toujours précisément ce qu’ils couvrent ?
« Je suis assuré, donc je suis couvert. » En théorie, oui. Mais en pratique, les choses sont évidemment un peu plus complexes. Certaines idées reçues ont la vie dure. Elles peuvent surtout conduire à de mauvaises surprises lorsqu’un sinistre survient.
Chez PARIS TRONCHET ASSURANCES, nous avons donc décidé de passer en revue cinq affirmations que nous entendons régulièrement.
1. « Je suis assuré tous risques, donc tout est couvert »
C’est probablement l’une des idées reçues les plus répandues en matière d’assurance automobile. L’expression « tous risques » peut effectivement prêter à confusion. Elle désigne généralement la formule d’assurance automobile offrant le niveau de garanties le plus étendu, notamment par rapport à une assurance dite « au tiers ». Mais « tous risques » ne signifie pas pour autant « tous les événements, dans toutes les circonstances et sans aucune limite ».
Selon le contrat souscrit, des franchises, plafonds, conditions de prise en charge ou exclusions peuvent s’appliquer.
Certaines garanties peuvent également être optionnelles : assistance à 0 km, véhicule de remplacement, protection renforcée du conducteur, contenu du véhicule, accessoires… Deux contrats présentés comme « tous risques » peuvent donc proposer des niveaux de protection différents.
Le bon réflexe : ne pas s’arrêter au nom de la formule. Regardez les garanties prévues, leurs montants, les franchises et les principales exclusions.
2. « Si je prête ma voiture, mon assurance couvre forcément la personne qui conduit »
Vous prêtez votre voiture à votre enfant, à un ami ou à un membre de votre famille pour quelques heures ? Cela paraît anodin. Pourtant, les conditions applicables au prêt d’un véhicule peuvent varier selon les contrats.
Certains contrats assurance auto permettent facilement le prêt occasionnel du véhicule. D’autres prévoient des restrictions concernant certains conducteurs ou certaines situations. Une franchise spécifique peut également être appliquée en cas de sinistre impliquant un conducteur autre que celui habituellement déclaré.
La situation mérite encore davantage d’attention lorsque le prêt n’est plus véritablement « occasionnel ». Si une autre personne utilise régulièrement votre voiture, il est important de vérifier si cette situation doit être déclarée à l’assureur.
Pourquoi ? Parce qu’un contrat d’assurance est établi en fonction d’un risque déterminé et des informations communiquées lors de sa souscription et pendant sa vie.
Le bon réflexe : avant de prêter régulièrement votre voiture à un proche, vérifiez les dispositions de votre contrat relatives au prêt du volant et aux conducteurs. Quelques minutes peuvent éviter bien des interrogations le jour où un accident survient.
3. « Mon assurance habitation rembourse toujours mes objets à leur prix d’achat »
Vous avez acheté un téléviseur 1 200 €. Il est endommagé plusieurs années plus tard à la suite d’un sinistre garanti.
Allez-vous automatiquement récupérer 1 200 € ? Pas nécessairement. Les modalités d’indemnisation des biens mobiliers dépendent du contrat et des garanties souscrites.
Selon les situations, l’indemnisation peut notamment tenir compte de l’ancienneté du bien et de sa vétusté. Certains contrats ou certaines options peuvent prévoir des modalités d’indemnisation plus favorables, par exemple une indemnisation en valeur à neuf, sous réserve des conditions prévues au contrat.
Il faut également être attentif aux plafonds de garantie, notamment pour certains biens de valeur : bijoux, montres, œuvres d’art, collections ou équipements spécifiques. Un contrat d’assurance habitation ne se résume donc pas au montant global du capital mobilier déclaré.
Le bon réflexe : vérifiez les modalités d’indemnisation de vos biens et conservez, lorsque cela est possible, factures, justificatifs d’achat et photographies des objets importants. Et si la valeur de votre patrimoine mobilier évolue significativement, pensez à faire le point sur votre contrat.
4. « Le dégât des eaux vient de chez mon voisin : c’est forcément son assurance qui paie »
Une tache apparaît sur votre plafond. L’eau provient apparemment de l’appartement situé au-dessus. Conclusion immédiate : « C’est le voisin, donc c’est son assurance qui va tout prendre en charge. » En réalité, la gestion d’un dégât des eaux peut être plus complexe.
Il faut notamment identifier l’origine de la fuite, déterminer les dommages occasionnés et prendre en compte les contrats des différentes personnes concernées ainsi que, selon la situation, les règles et conventions applicables entre assureurs.
Locataire, propriétaire occupant, propriétaire non occupant, copropriété… plusieurs acteurs peuvent être concernés par un même sinistre. La première urgence n’est donc pas nécessairement de déterminer soi-même « qui doit payer », mais plutôt de limiter les dommages, identifier l’origine du sinistre et effectuer les déclarations nécessaires dans les délais prévus.
Votre assureur ou votre agent général peut ensuite vous accompagner dans les démarches et dans la gestion du dossier.
Le bon réflexe : en cas de dégât des eaux, prenez rapidement contact avec votre interlocuteur d’assurance afin de connaître la marche à suivre adaptée à votre situation.
5. « Une fois mon contrat signé, je n’ai plus besoin de m’en occuper »
C’est peut-être l’idée reçue la plus importante de notre TOP 5.
Une assurance est souvent souscrite à un instant précis : déménagement, achat d’une voiture, acquisition d’un logement, changement de situation familiale… Puis le temps passe. Et votre vie change.
Vous réalisez des travaux importants dans votre logement. Vous achetez du matériel coûteux. Vous équipez votre maison différemment. Vos enfants grandissent. Vous changez de véhicule. Vous commencez à utiliser certains équipements ou biens autrement. Pendant ce temps, votre contrat peut rester identique.
C’est là que peut apparaître un décalage entre votre situation réelle et les garanties prévues par votre assurance.
Faire régulièrement le point sur ses contrats ne signifie pas nécessairement souscrire davantage de garanties. L’objectif est d’abord de vérifier que ce que vous assurez correspond toujours à ce que vous possédez, à vos usages et aux risques auxquels vous êtes réellement exposé. C’est aussi l’occasion d’identifier d’éventuels doublons ou, au contraire, des besoins qui ne sont plus suffisamment couverts.
Assurance : mieux vaut poser les questions avant le sinistre
Ces cinq idées reçues ont finalement un point commun.
Nous avons naturellement tendance à nous intéresser aux détails de notre assurance lorsque nous en avons besoin.
Et c’est précisément à ce moment-là que nous découvrons parfois une franchise, un plafond, une exclusion ou une condition particulière que nous n’avions pas remarqués. Un contrat d’assurance ne doit donc pas seulement être regardé au moment de sa souscription. Il doit évoluer avec vous.
C’est aussi là que prend tout son sens le rôle de conseil de votre agent général : vous aider à comprendre vos garanties, identifier vos besoins et adapter votre protection lorsque votre situation évolue.
Chez PARIS TRONCHET ASSURANCES, nous accompagnons les particuliers dans l’analyse et le suivi de leurs contrats d’assurance.
Vous avez un doute sur une garantie ? Votre situation a changé ? Vous ne savez plus exactement ce que couvre votre contrat ? C’est peut-être simplement le bon moment pour faire le point.
Contactez-nous pour en parler.