L’assurance-vie est souvent envisagée comme un placement de long terme. On ouvre un contrat, on effectue quelques versements, on choisit ses supports… puis on finit parfois par ne plus vraiment s’en occuper. Pourtant, un contrat d’assurance-vie mérite d’être régulièrement réexaminé.
Votre situation familiale peut évoluer. Vos revenus et votre capacité d’épargne aussi. Un projet immobilier peut apparaître, la retraite se rapprocher ou vos objectifs de transmission changer.
À l’approche de la fin de l’année, prendre quelques minutes pour faire le point peut donc être utile. Pas nécessairement pour souscrire un nouveau contrat ou verser davantage, mais pour vérifier que votre assurance-vie reste cohérente avec votre situation actuelle et vos projets futurs.
Voici 7 points à vérifier sur votre assurance-vie avant la fin de l’année.
1. Vérifier que vos objectifs sont toujours les mêmes
Pourquoi avez-vous ouvert votre assurance-vie ? Pour vous constituer progressivement une épargne ? Préparer votre retraite ? Financer un projet ? Faire fructifier un capital ? Préparer la transmission de votre patrimoine ?
L’assurance-vie peut répondre à plusieurs de ces objectifs. Mais vos priorités d’aujourd’hui ne sont pas nécessairement celles que vous aviez lors de la souscription.
Un contrat ouvert il y a dix ou quinze ans peut, par exemple, avoir été initialement destiné à constituer une épargne de précaution. Aujourd’hui, votre préoccupation principale est peut-être de préparer votre retraite ou d’organiser la transmission d’une partie de votre patrimoine.
2. Relire votre clause bénéficiaire
C’est probablement l’un des points les plus importants… et pourtant l’un des plus facilement oubliés. La clause bénéficiaire désigne la ou les personnes auxquelles le capital sera transmis au décès de l’assuré. Or, une vie familiale n’est jamais figée : mariage, Pacs, séparation, divorce, naissance d’un enfant ou d’un petit-enfant, décès d’un proche… Une clause rédigée plusieurs années auparavant peut donc ne plus correspondre à vos souhaits.
L’assurance-vie offre justement une grande liberté dans la désignation des bénéficiaires et la clause peut, sous certaines conditions, être modifiée pour tenir compte des évolutions de votre situation. Le ministère de l’Économie rappelle d’ailleurs l’importance d’une rédaction précise de cette clause afin d’identifier clairement les bénéficiaires et recommande également d’envisager des bénéficiaires de second rang. Relire sa clause bénéficiaire une fois par an est donc un excellent réflexe.
3. Faire le point sur le montant réellement épargné
Deuxième question : où en êtes-vous par rapport à votre objectif ? Si votre assurance-vie doit permettre de constituer un capital pour un projet, préparer un complément de revenus à la retraite ou transmettre un patrimoine, il est utile de comparer : le capital constitué aujourd’hui avec le capital que vous souhaitez atteindre demain.
Votre capacité d’épargne a peut-être également changé. Une augmentation de revenus peut permettre d’accroître progressivement les versements. À l’inverse, de nouvelles dépenses peuvent justifier de les réduire. L’intérêt d’un contrat souple est précisément de pouvoir adapter sa stratégie à sa situation.
L’offre Assurance Vie Épargne de Gan Assurances prévoit notamment la possibilité d’épargner à son rythme et de faire évoluer ses versements en fonction de ses besoins. L’objectif n’est donc pas nécessairement « d’épargner plus », mais surtout d’épargner de manière cohérente avec ses possibilités et ses projets.
4. Vérifier la répartition de votre épargne
Une assurance-vie multisupport permet généralement de répartir son capital entre différents types de supports.
Mais une répartition décidée plusieurs années auparavant reste-t-elle adaptée aujourd’hui ? Votre horizon de placement s’est peut-être raccourci. Votre tolérance au risque a pu évoluer. Votre situation patrimoniale est peut-être différente. À l’inverse, conserver pendant de nombreuses années une allocation extrêmement prudente alors que l’horizon d’investissement reste lointain mérite également réflexion.
Les contrats multisupports peuvent notamment associer fonds en euros et unités de compte. Attention toutefois : les unités de compte présentent un risque de perte en capital. Leur valeur peut évoluer à la hausse comme à la baisse. Il n’existe donc pas de répartition universellement idéale. Celle-ci doit notamment être appréciée selon votre profil, votre horizon de placement, vos objectifs et votre capacité à accepter les fluctuations. Faire le point régulièrement permet de vérifier cette cohérence.
5. Identifier vos projets des prochaines années
Une assurance-vie n’est pas nécessairement une épargne que l’on immobilise jusqu’à son décès. Elle peut également accompagner différents projets de vie. Travaux, achat immobilier, aide apportée à un enfant, préparation de la retraite, constitution d’un complément de revenus…
Les sommes placées sur une assurance-vie restent, sous réserve des modalités du contrat, disponibles. Il est notamment possible d’effectuer un rachat partiel ou total. Cela ne signifie pas qu’un retrait soit systématiquement opportun : ses conséquences financières et fiscales doivent être étudiées. Mais cela rappelle une caractéristique importante de l’assurance-vie : elle peut évoluer avec vos projets.
Profitez donc de votre bilan annuel pour dresser la liste des besoins financiers susceptibles d’apparaître à court, moyen et long terme.
6. Faire le point sur la fiscalité de votre contrat
La fiscalité ne devrait jamais être la seule raison de choisir un placement, mais elle fait partie des éléments à examiner.
En assurance-vie, la fiscalité applicable lors d’un rachat dépend notamment de l’ancienneté du contrat et de la date à laquelle les versements ont été effectués.
Pour un contrat d’au moins huit ans, les gains compris dans les rachats peuvent notamment bénéficier d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune, selon les règles fiscales en vigueur. Il est important de préciser qu’il s’agit bien d’un abattement portant sur les gains compris dans les sommes retirées, et non d’une possibilité de retirer 4 600 € ou 9 200 € de capital sans fiscalité.
La fiscalité de la transmission mérite elle aussi une attention particulière. Pour les primes versées avant 70 ans, l’assurance-vie bénéficie, dans les conditions prévues par la réglementation, d’un régime spécifique pouvant notamment permettre un abattement allant jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire.
Après 70 ans, les règles sont différentes : un abattement global de 30 500 € s’applique aux primes concernées, tous contrats et bénéficiaires confondus, tandis que les produits capitalisés attachés à ces primes bénéficient d’un traitement distinct.
Ces règles montrent surtout pourquoi l’assurance-vie doit être envisagée dans une stratégie patrimoniale globale, notamment lorsqu’un objectif de transmission existe.
7. Prendre rendez-vous pour faire un véritable bilan
Dernier point, et peut-être le plus simple : ne restez pas seul devant votre relevé annuel si vous ne savez pas comment l’interpréter.
- Quel est votre objectif ?
- Votre niveau d’épargne est-il cohérent avec celui-ci ?
- Votre allocation correspond-elle encore à votre profil ?
- Votre clause bénéficiaire traduit-elle réellement vos volontés ?
- Devez-vous adapter vos versements ?
- Avez-vous besoin de conserver davantage d’épargne disponible pour un projet à venir ?
Autant de questions qui peuvent justifier un échange avec votre Conseiller PARIS TRONCHET ASSURANCES.
L’assurance-vie Gan : une solution qui peut évoluer avec vos projets
L’offre Assurance Vie Épargne de Gan Assurances s’inscrit précisément dans cette logique de long terme.
Le contrat multisupport permet notamment d’épargner à son rythme, d’adapter ses versements, d’accéder à différents supports d’investissement et de désigner les bénéficiaires auxquels les capitaux seront transmis. Gan Assurances met également en avant différentes solutions de gestion et l’accompagnement de l’Agent général pour faire évoluer le contrat en fonction des besoins et des projets de l’assuré. Car l’enjeu n’est pas simplement d’avoir une assurance-vie. L’enjeu est d’avoir une assurance-vie qui continue à correspondre à votre vie.
Novembre : le bon moment pour faire le point ?
Décembre est souvent associé aux décisions financières de dernière minute. Et si, cette année, vous preniez un peu d’avance ? Novembre peut être l’occasion de consacrer un rendez-vous à votre épargne, sans nécessairement prendre immédiatement une décision.
Faites le point sur vos projets, votre situation familiale, votre épargne, votre contrat et vos objectifs de transmission.
Vous pourrez ensuite décider sereinement s’il est pertinent de ne rien changer… ou au contraire d’adapter votre stratégie.